« hamlet » – présentation

de William Shakespeare

traduction > André Markowicz

mise en scène / scénographie > Eric Sanjou

costumes > Richard Cousseau

régie / univers sonore > Laurent Salgé

interprétation >

Romain Blanchard (Claudius, roi de Danemark, oncle d’Hamlet)

Charlotte Castellat (Ophélie, fille de Polonius)

Christophe Champain (Marcellus – Premier comédien – Voltemand – Reynaldo – Osric)

Thierry De Chaunac (Hamlet, Prince de Danemark)

Guillaume Doireau (Laërte, fils de Polonius – Guildenstern – Un comédien)

Valérie Mornet (Horatio)

Céline Pique (Gertrude, la reine, mère d’Hamlet, épouse de Claudius)

Reynald Rivart (Polonius, conseiller d’état – Deuxième fossoyeur)

Eric Sanjou (Le spectre)

Pol Tronco (Bernardo – Rosenkrantz – Un comédien – Premier Fossoyeur – Fortinbras)


 

    L’Arène Théâtre est conventionnée par la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, le Département de Tarn-et-Garonne et la Ville de Moissac.

Spectacle créé avec le soutien de l’Adami

L’Adami gère et fait progresser les droits des artistes interprètes en France et dans le monde. Elle les soutient également financièrement pour leurs projets de création et de diffusion.

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Partenaires :

Moissac-Culture-Vibrations / Tarn-et-Garonne Arts & Culture

Théâtre du Grand Rond  / Théâtre Jules Julien


 

L’intégrale de « Hamlet » sera créé en résidence au Hall de Paris à Moissac(82), lors de la 10ème édition du « Temps de l’Arène », avec 5 représentations : 2-3-5-6-7 novembre 2020. Trois représentations sont destinées aux lycéens lors de journées banalisées « Hamlet », deux représentations seront données en soirée tout public.

En co-réalisation avec le Cirque Pardi, une série de 11 représentations (dont 1 pour les lycéens avec le Théâtre Jules Julien) sera donnée sous chapiteau à Toulouse. Dates représentations : 13-14-15 – 17 – 19-20-21-22 – 25-26-27 novembre 2020.


 

HAMLET… Le roi du Danemark, père d’Hamlet, est mort récemment. Son frère Claudius l’a remplacé comme roi et, moins de deux mois après a épousé Gertrude, la veuve de son frère et mère d’Hamlet. Le spectre du roi apparaît alors et révèle à son fils qu’il a été assassiné par Claudius. Hamlet doit venger son père…

Hamlet nous parle, aujourd’hui et maintenant. Il s’offre à nous dans toute sa complexité, toute sa profondeur, ses effets de miroir, son inépuisable intelligence théâtrale. Il nous bouleverse. Car ce que Shakespeare réussit magistralement c’est à nous montrer un personnage « humain ». Hamlet est notre frère, il n’est pas un mythe, une légende. Comme nous, il est pétri de doutes et d’incertitudes.

Hamlet est comme nous dans un monde de l’entre deux, un monde « hors des gonds ».  Dans ce monde la langue de bois règne, le langage est perverti, le faux tient lieu de vérité, l’obscurantisme rampe, le vrai semble trompeur, le beau semble suspect, les usurpateurs sont au pouvoir, l’illégitimité fait loi, les pères envoient les fils au casse-pipe, les femmes sont quantité négligeable et le théâtre tente de résister… « Quelque chose est pourri dans ce royaume…de Danemark ».

Toute la troupe de l’Arène Théâtre se retrouve donc pour créer cette immense tragédie, cet hymne au théâtre. Dix comédiens, une folie en ces temps de disette, mais monter « Hamlet » c’est accepter la folie. Il faut jouer la chose comme des forcenés, faire un « Hamlet ».

Nous jouons tout, tant qu’à être fous. C’est dans sa longueur que la pièce se déploie et prend toute sa force. Radicalité pour pièce radicale ! Il faut partir longtemps quitter le monde des vivants pour rejoindre celui des spectres. Dans tout l’espace du Hall de Paris, nous inventons un dispositif scénique d’immersion et de confrontation. Les spectateurs et les acteurs partagent l’espace. Ils son ensemble dans le château d’Elseneur, dans une nef d’or miroitante, palais mouvant et instable, spectral.

L’élégance de la mise en scène n’occulte pas les fulgurances et les multitudes de registres de la pièce, elle en fait résonner les possibles dans une théâtralité généreuse et débridée. Nous voulons que les spectateurs ressortent avec la ferme conviction que quelque chose a eu lieu, vraiment. Quelque chose d’unique qui les a mis en branle. Un spectacle absolu… Et que, comme nous, ils éprouvent cette vibration intense, face à la pièce monstre, de l’amour abyssal du théâtre.