autour de la tragédie d'Hamlet de Shakespeare

traduction > André Markowicz

écriture / mise en scène / scénographie > Eric Sanjou

interpretation > Christophe Champain / Frédéric Klein / Eric Sanjou

Durée : 1H20

Il y en a un qui peut être ou ne pas être Hamlet... Il y en a deux qui viennent voir comment ça se joue... Il y a des crânes, des restes de personnages, quelques lambeaux de spectres. Ça se construit là sous nos yeux et puis ça disparaît... C’est toujours la même histoire, ludique et grave.

C’est beaucoup de tout ça, ça ressemble au théâtre... et c’est un peu Hamlet.

Comment résister à Shakespeare ?

Comment résister à la tentation d’Hamlet ?

Voici une petite forme sur cet insondable gouffre qu’est Hamlet. Une manière d’ouvrir la boîte crânienne d’une oeuvre dont le théâtre serait le cerveau fou. Représenter Hamlet, c’est sans doute se poser la question de la scène. Alors les formes théâtrales se multiplient, les actes se reproduisent, le texte se re-compose pour faire naître une question et sans doute une fable.

Un soupçon d’Hamlet avec trois interprètes...

Frédéric Klein jouera celui qui est Hamlet,

et Christophe Champain le premier comédien

mais souvent Ophélie et par fratrie Laërte.

Eric Sanjou, Bouffon, deuxième comédien,

Polonius, Osric, un fossoyeur aussi ;

et le public Ami et toujours Horatio.

Personnages

Le Spectre du père du Prince Hamlet
Hamlet, prince du Danemark, fils du dernier roi et neveu du roi régnant
Gertrude, reine de Danemark, mère d’Hamlet et femme de Claudius
Claudius, frère du père d’Hamlet, actuel roi de Danemark et mari de Gertrude
Polonius, conseiller de Claudius, père d’Ophélie et de Laërte
Ophélie, fille de Polonius
Laërte, fils de Polonius
Un fossoyeur
Un courtisan
Horatio, ami d’Hamlet

Synopsis :

Après la mort de son mari, Roi de Danemark, la Reine s’est remariée avec son beau-frère. L’apparition du fantôme de son père, révélant son assassinat par son propre frère, pousse Hamlet à chercher vengeance. On ne se méfie pas des fous... Dans une apparente déraison, Hamlet et ses paroles, le théâtre aussi, seront les instruments pour parvenir à la conscience et peut-être à la vengeance...

Hamlet invite des comédiens à représenter une tragédie similaire au meurtre de son père pour confirmer la culpabilité du nouveau Roi. Il se confronte à sa Mère, effarée par son attitude et tue Polonius qui les épiaient. Hamlet, tout à ses désillusions, repousse Ophélie, qui devenue folle se noie. Le Roi organise un duel truqué entre Hamlet et Laërte, le frère d’Ophélie, au cours duquel le poison initialement destiné à Hamlet, conduit tous les protagonistes à la mort : la Reine Gertrude, Le Roi Claudius, Laërte et Hamlet.

“Un soupçon d’Hamlet” est construit comme un flash-back où si l’un des interprètes joue Hamlet (mais aussi sa mère) qui meurt de façon récurrente, les deux autres comédiens se voient chargés ou s’emparent des autres personnages. La tragédie d’Hamlet est ici recentrée sur les protagonistes essentiels de la pièce, finalement deux familles : mère, fils et beau-père, Polonius et ses deux enfants.

“Un soupçon d’Hamlet” ne respecte pas forcément la chronologie de la pièce mais donne à voir toutes les étapes du “deuil agité” d’Hamlet.

Ça se joue dans un espace fermé de toile, verrouillé par une paire de mains, devant lequel trône un couple royal de mannequins. Et puis tout cela évolue, s’ouvre. Les spectres de la représentations apparaissent, les costumes vides s’animent, les mannequins prennent vie, le plateau castelet se creuse, s’éclate et permet une pantomime du meurtre en 16/9è dérisoire...

C’est du théâtre et c’est définitivement provisoire.