"Le Voyage d'hiver en été""

Cie Groënland Paradise

"Loretta Song"

Collectif De Quark


FESTIVAL LES DECOUSUES ! Déroulé des deux soirées :

19H > apéritif en musique et chansons avec l'Arène Théâtre


19H30 > Le voyage d'hiver en été

Cie Groënland Paradise
Création, acceuil en résidence à l’Arène
Théâtre tout public dès 5 ans

Un projet porté par Nathalie Hauwelle d’après l’album illustré « Le voyage d’Oregon » de Louis Joss et Rascal

Avec : Thierry et Léonie de ChaunacNathalie Hauwelle

Chorégraphie flamenca : La Morita

Costumes : Lili Lelieu

Technique : Ouich Lecussan

Ma grand-mère me racontait que, toute petite, elle voyait passer chaque hiver, venant d’Ariège, un homme avec un ours en captivité, animal sauvage qu’il avait dressé et avec lequel il faisait des tours. C’était l’époque des montreurs d’ours, des amuseurs itinérants, des orsani, des giramondi, des oursaillès – en occitan…

Une histoire familiale, une question de migration transformée en voyage… Un spectacle où les enfants et d’autres plus grands s’assoient en rond, et où se crée le cercle du cirque. Eux c’est le public. Au centre, il y a un acteur qui se maquille, une fille arrive avec un énorme sac en main, elle salue tout le monde.

La fille est visiblement très à l’aise, le garçon, en train de se transformer à vue, est très concentré : il devient clown derrière sa malette pleine de fards… Tout à coup, la fille allonge son costume de poils, c’est un costume d’ours, et elle l’enfile très délicatement comme une cérémonie. Dès qu’elle a mis son costume, elle se transforme, il s’agira alors de « croire aux fauves » : Un ours et un clown, un animal et un humain, deux artistes de cirque prêts pour le spectacle.

Donc il y a un ours, il y a un acteur qui se maquille en clown et une petite fille qui scrute les spectateurs. Peut-être est-ce elle qui invente le monde ? Le cercle de la piste apparait et c’est parti pour le spectacle : danse, numéros de cirque, péripéties et poésie construisent un magnifique voyage, histoire de migration et de famille entre comédie et vraie vie. Ça se fabrique là sous nos yeux avec la simple magie du théâtre. Drôle, troublant et émouvant, Léonie et Thierry de Chaunac et Nathalie Hauwelle nous entrainent dans un périple intérieur et universel.

20H30 > Repas

Le repas sous les étoiles et ses surprises vous est concocté et servi par l’Arène Théâtre. Au menu : melon au muscat / porc au citron – pommes vapeur / tarte normande / café / vin compris. (Amis végétariens bienvenus, prévenez-nous à l’avance).

22H00 > Loretta Song

Séverine Astel / Collectif De Quark

Création, accueil en résidence à l’Arène
théâtre – tout public dès 15 ans 

Texte : Copi
Dramaturgie, regards extérieurs : Elise Bernard, Julien Lacroix, Solène Arbel et Laurence Riout

Scénographie : Alix Boillot – Conseil techniques : Georges Dyson – Création lumière : Flore Siesling – Création sonore : Philippe Gelda – Création costumes : Alice Thomas

Interprétation : Séverine Astel – (en alternance) Laurent Salgé et Yarol Stuber

Coproductions: De Quark / Théâtre Sorano / Cave poésie. Aide à la création : DRAC Occitanie / Région Occitanie / Département Haute Garonne. Soutiens : Ring-Scène périphérique (Toulouse) / Théâtre le Hangar (Toulouse) / Grand Parquet (Paris) / Atelier des Marches (Le Bouscat) / Arène Théâtre (Coutures)

Photo © Marie Frécon

Un remake futuriste de l’Arche de Noé de l’inclassable et talentueux Copi.
La Terre est en passe d’exploser. Loretta Strong et Steve Morton sont envoyés dans l’espace pour le coloniser. Leur mission : Essaimer la nouvelle humanité dans la voie lactée et semer l’or qu’ils transportent sur l’étoile Bételgeuse.
Mais dès l’amorce de la pièce, Loretta tue son partenaire. La mission semble fichue. Et c’est le chaos total.Elle appelle tout un monde qui n’existe que par la force des mots et de son imagination, pour donner vie à ces présences/absences auxquelles elle s’accroche, cherchant tous les moyens de se faire féconder et de reproduire de l’or pour ne pas faillir à sa mission.

Loretta, formidable émetteur-récepteur, joue avec toutes les transgressions, après avoir tué son partenaire sans raison apparente, elle se fait féconder par des rats, accouche de créatures hybrides, dérive, délire, divague, se dissout, se décompose et se recompose…

Elle ne trouvera qu’une porte de sortie, la sortie du théâtre.

Loretta Strong, un objet théâtral habité par cet étrange personnage nous martelant son sempiternel « Allô la Terre ? », semble concentrer toutes les obsessions, tout l’univers de Copi : le voyage, la recherche d’autres galaxies, la transgression des sexes et des formes, le dialogue avec la mort. Le monde tout entier est contenu dans l’espace d’une capsule spatiale ou d’une scène de théâtre, par la grâce d’une imagination folle et libre comme celle d’un enfant. C’est par là que Copi est subversif, et tellement vivant : en laissant entendre que la réalité n’est pas une forme donnée, mais une fiction que l’on peut toujours réinventer.

Un ovni théâtral porté par Séverine Astel qui, avec tout son talent, construit un spectacle délirant, transgressif, vivant et nécessaire !